
J'ai lu en même temps que
Dead Girls,
Les Chutes de Joyce Carol Oates. Elle écrit vraiment beaucoup (on la surnomme Word Processor !) et pourtant c'était le premier roman que je lisais d'elle, même si la biographie de Marilyn Monroe me tentait beaucoup à l'époque où il est sorti.
L'histoire se passe près des chutes du Niagara, là où Ariah passe sa nuit de noces avec son jeune époux, un pasteur. Mais celui-ci se suicide pendant cette nuit en se jetant dans les chutes. La veuve blanche des chutes, ainsi que l'appelle la presse, va veiller nuit et jour avant qu'on ne retrouve le corps de son mari, et sera soutenue par Dirk Burnaby, avocat riche et célèbre de la région. Je n'en dirai pas plus, ce n'est que le début de l'histoire qui en fait compte trois histoires assez différentes mais toutes très bien écrites, avec une certaine force qui traduit bien les émotions (ou le manque d'émotions). Malgré l'écriture très dense, j'ai dévoré le livre en quelques jours. Joyce Carol Oates s'est inspirée des nombreux récits et de la mythologie qui tourne autour du
Niagara ainsi que d'un procès écologique célèbre qui a fait beaucoup de bruit dans les années 70, l'affaire du
Love Canal.